Le Festival Metropolis bleu : un succès bien planifié

Le Festival Metropolis bleu, qui fêtait son 20e anniversaire cette année, a offert une programmation abondante afin de promouvoir la littérature. L’expression « il y en a pour tous les goûts » a pris tout son sens quand nous avons découvert la grande diversité des activités. Du 20 au 29 avril, les amateurs de littérature en ont eu plein la vue avec le Festival Metropolis bleu, qui proposait des centaines d’événements partout à Montréal.

Patrick Sénécal en toute intimité

Passion MTL a eu la chance de participer à quelques ateliers, dont une mémorable rencontre avec Patrick Sénécal qui portait sur son dernier roman : Il y aura des morts. Dans ce rendez-vous intimiste qui a duré près de deux heures, l’auteur nous a entre autres parlé de ses méthodes d’écriture, de l’importance d’avoir un bon plan et de son évolution en tant qu’écrivain. Sénécal est aussi captivant à l’oral qu’à l’écrit, maîtrisant parfaitement l’art de raconter une histoire.

Patrick Sénécal - passion MTL
Patrick Sénécal – crédit photo : Passion MTL

Patrick Sénécal, qui devrait amorcer l’écriture d’un nouveau roman cette semaine, avoue qu’il est pas mal heureux quand il rédige. « L’écrivain qui souffre quand il écrit, je ne suis pas vraiment dans ce mood-là, a-t-il confié. »

Pendant l’écriture de son dernier roman, il a loué un chalet et a complètement débranché tout.

« Il n’y avait pas d’Internet! Je suis allé écrire. Ça, c’est fantastique. J’ai l’intention dorénavant, lorsque je commencerai mon nouveau roman, de débrancher mon routeur! C’est efficace. Plus de Facebook, Internet… Je ne me dirai plus que je prendrai une pause de 5 minutes pour aller sur Internet. Tu ne fais pas ça. Tu restes 10, 15, 20… Et tu décroches… »

Sénécal affirme qu’il n’écrit pas ses romans pour ses lecteurs.

« Si j’écoutais mon lectorat, je devrais faire une suite à Aliss, ou à Hell.com. Oui, je veux que ça soit le mieux possible pour le lecteur. Mais les lecteurs ne m’influencent pas à dire, « tiens, là je devrais mettre une scène de violence, ça fait longtemps qu’il n’y en a pas eu une, les lecteurs aiment ça. » Ce n’est pas dans ce sens-là. Je sais que si je fais une scène de suspense, je veux faire la meilleure scène de suspense possible. Quand je réussis, je me dis Yes Sir! J’ai livré la marchandise! »

Patrick Sénécal - Passion MTL - dédicace
Le Festival Metropolis bleu : Patrick Sénécal – crédit photo : Passion MTL

La rencontre ayant lieu à la librairie Zone Libre, l’auteur a généreusement accepté de terminer avec une séance de dédicace. Pour une rare fois, j’ai décidé de me gâter et d’en profiter. J’ai désormais un superbe Aliss arborant la griffe de Sénécal. C’était pour une bonne cause : j’ai encourager un auteur de chez-nous, mais aussi une librairie indépendante en y achetant le livre sur place.

THE SLEUTH IN CRIME FICTION: GOOD COP, BAD COP

Pour notre seconde activité, nous avons pu voir des écrivains d’ici et d’ailleurs, dont un de mes coups de cœur : l’Islandais Ragnar Jónasson. Animée par Jeanette Kelly, journaliste artistique et animatrice à la CBC, la rencontre proposait aux auteurs de discuter de la façon dont un auteur de crime crée un protagoniste, plus précisément un protagoniste policier. Est-ce que leur policier-vedette est plutôt un type costaud, physique qui joue à la dure ou un détective qui mise sur le psychologique, qui est plus sensible?

Pour répondre à la question, la Suédoise Viveca Sten, le Montréalais John Farrow (Trevor Ferguson de son vrai nom) et le Torontois Naben Ruthnum. Ils sont tous auteurs de séries policières, et cette discussion fort passionnante m’a donné envie de lire ces séries. La question du jour : par laquelle dois-je commencer?

Good cop, Bad cop
Jeanette Kelly, Viveca Sten, Ragnar Jónasson, John Farrow et Naben Ruthnum – crédit photo : Passion MTL

Le Festival Metropolis bleu

Le Festival Metropolis bleu est un organisme de charité qui a pour mission de réunir les gens de langues et de cultures diverses autour du plaisir de lire et d’écrire, permettant ainsi l’éclosion de la créativité et la compréhension interculturelle. La Fondation présente annuellement un Festival littéraire international et offre, tout au long de l’année, une gamme de programmes éducatifs et sociaux en classe et en ligne. Parce que l’écriture et la lecture vont bien au-delà du divertissement, ces programmes sont également utilisés comme outils thérapeutiques, de persévérance scolaire et de lutte contre la pauvreté et l’exclusion.

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