Une des meilleures vitrines sur la restauration, c’est les Premiers Vendredis

Vous en avez sûrement entendu parler : tous les premiers vendredis des beaux mois l’Esplanade Sun Life du Stade olympique est envahie de camions de rue pour le plaisir de nos papilles gustatives. Bouffe, musique, activités, et alcool sont habituellement au rendez-vous. Il s’agit probablement d’un des pique-niques les plus cool à Montréal. Tandis que certains y vont à toutes les éditions, d’autres choisissent d’y aller une ou deux fois par été parce que, avouons-le, il y a trop de choses à faire à Montréal!

Photo : Passion MTL

Évidemment il faut que je fasse ma hipster en précisant que l’événement est devenu victime de son propre succès et que certains viennent de loin pour pouvoir en profiter. Résultat : cela peut être difficile et même intimidant de s’y retrouver. Voici les raisons pour lesquelles vous devez quand même y faire une visite ainsi qu’un petit guide de survie pour vous aider à maximiser votre temps de visite.

Des découvertes pour tous

Aux États-Unis et ailleurs au Canada, certaines villes ont des rues et des trottoirs parsemés de food trucks et de kiosques. Certains ont leur propre spot (vous le cherchez, vous le trouvez!) et donc des files se forment à des endroits très spécifiques sur les trottoirs sur l’heure du lunch et le soir. À Montréal, nos food trucks sont soit stationnés sur des terrains privés avec entente du propriétaire, soit présents uniquement dans le cadre d’événements spéciaux. Pour certains, les Premiers Vendredis c’est l’occasion parfaite de pouvoir essayer un food truck en particulier qui est habituellement loin du travail, ou la cuisine d’un restaurant ou d’une pâtisserie qu’on n’a pas encore eu l’occasion d’essayer.

Photo : Les Premiers Vendredis

Quand on mange, on a soif. Les partenaires présents pour étancher notre soif auront eux aussi à vous proposer de belles découvertes. Les amateurs de bière et de cidre risquent d’être agréablement surpris, tandis que la SAQ saura nous satisfaire avec des classiques comme à chaque festival.

En plus de la bouffe, c’est aussi l’occasion de redécouvrir le Jardin botanique, les Jardineries ainsi que les différentes activités et places publiques de l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. Vous ne me croyez pas? Mettez vos préjugés de côté et donnez une chance à ce coin de Montréal qui mérite d’être revisité, encore et encore.

Pour les amateurs de musique ou de party il s’agit aussi de l’occasion de découvrir un artiste ou des activités hors du commun. L’édition du mois d’août aura des stations de jeux et d’activités. Ça vaut le détour!

Autres raisons pour y aller? L’entrée sur le site est gratuite (contrairement à d’autres festivals de bouffe) et il est accessible universellement!

Bien se préparer pour une visite agréable

Chaque édition a ses hauts et ses bas … après quelques visites, voici quelques conseils que je me permets de donner si cela peut rendre votre visite plus efficace!

Photo : Passion MTL

Se diviser pour conquérir : Bon, faire une file différente de ses amis ce n’est vraiment pas cool. Mais si vous vous mettez d’accord sur ce qu’il faut commander et que vous vous rejoignez pour manger et partager, vous divisez votre temps d’attente par le nombre de personnes dans le groupe. Boom! Attendre une fois 40 minutes au lieu de trois fois 40 minutes, c’est vraiment winner.

Arriver plus tôt … ou plus tard : Les plus longues files se forment dès 17h et se prolongent jusqu’à 20h. Si vous arrivez plus tôt ou acceptez de sacrifier votre Instagram game et arrivez après 20h30 les files sont vraiment moins longues. Par contre si vous avez des enfants on sait très bien que ce n’est pas vous qui décidez à quelle heure vous mangez!

Rester hydraté : Selon les éditions il peut être difficile (parfois carrément impossible) de trouver des boissons sans alcool. Je n’ai pas encore tenté d’apporter une bouteille d’eau ou des canettes de boisson gazeuse et les sacs sont fouillés à l’entrée. Les boissons vendues dans les distributrices des couloirs du Stade olympique coûtent horriblement cher.  Si on ne vous permet pas de sneak in des bouteilles d’eau et que vous avez vraiment soif, il y a un dépanneur proche sur l’avenue Pierre-de-Coubertin.

Prévoir du papier toilette : Pas pour vos mains, pour vos besoins. Pour des raisons obscures, certaines éditions n’avaient pas de toilettes bleues sur les lieux. Vous vous doutez donc que les quelques toilettes situées dans le corridor près du Café In Vivo étaient sur-utilisées. On espère que l’édition du mois d’août n’aura pas ce problème mais si c’est le cas, vous ne serez pas mal pris!

Privilégier les transports en commun : Si vous êtes familier avec le coin, vous savez qu’il est difficile de trouver du stationnement gratuit. La plupart des rues résidentielles requièrent une vignette pour s’y stationner. La meilleure façon de s’y rendre c’est définitivement en transports en commun. C’est littéralement juste au-dessus de la station de métro Pie-IX.

Au-delà de la mode

Les Premiers Vendredis c’est comme un party de bouffe récurrent. Certains pensent qu’il s’agit d’un craze et qu’un moment donné on va se tanner de faire la file pour de la bouffe trop cher qui n’est pas aussi décente qu’en restaurant. Je suis convaincue qu’il s’agit d’une vitrine pour certains restaurateurs, mais aussi d’une démonstration que la cuisine de rue peut fonctionner. Pour ce faire une révision des règlements est de mise pour permettre ce type d’activité de façon permanente ou semi-permanente sur le domaine public.

Qu’en pensez-vous? Rien qu’une mode ou un réel engouement? Partagez avec nous vos histoires des Premiers Vendredis ou de cuisine de rue d’ici ou d’ailleurs, on adore vous lire!

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