Vivre à 100 milles à l’heure, le plus récent film semi-autobiographique de Louis Bélanger

Crédit photo: Pierre-Luc Daoust

C’était soir de première au cinéma Beaubien lundi dernier pour le film québécois Vivre à 100 milles à l’heure. Ce film de Louis Bélanger (Gaz Bar Blues, Post Mortem), qui est plutôt autobiographique comme nous l’a d’ailleurs indiqué le réalisateur avant la projection de l’oeuvre, raconte l’histoire de trois amis d’enfance ayant grandi à Beauport et dont les jeux d’enfants rebelles se transforment rapidement en un tout autre type de jeu beaucoup plus grand qu’eux. Avec le Québec banlieusard des années 70-80 en trame de fond, le film exploite bien les codes de l’amitié et des individus qui évoluent à des rythmes parfois incongrus.

La fougue de la jeunesse insouciante et du désir de se tenir en marge du chemin établi rassemblent les trois personnages principaux, Louis, Daniel et Éric, qui, dès un très jeune âge, s’adonnent à la vente de cannabis et autres drogues dans leur petit quartier de Beauport pour gagner quelques dollars. Les trois camarades, soudés par leur fort lien d’amitié, leurs habitudes de consommation inquiétantes et leur quête de liberté, poursuivent leurs activités illicites pendant plusieurs années jusqu’à l’aube de l’âge adulte, période au cours de laquelle leur quotidien devient beaucoup plus sombre et dangereux. C’est à travers le jeu de trois différents acteurs par personnage que l’on voit l’évolution de leurs caractères qui se forgent tous de façon singulière au fil du temps. La consommation de drogue excessive, les démêlées avec la justice et le crime s’avèreront être les embûches majeures à leur plan de match initial.

Le film aborde de façon intéressante l’amitié qui transcende les années, les différends et les grands obstacles de la vie. Malgré certains raccourcis assez prévisibles et des dénouements de scènes un peu abrégés, l’histoire, quelque peu sienne que nous raconte Louis Bélanger, à travers le jeu d’acteurs réellement talentueux, est touchante et vraie. Il réussit à ajouter lumière et charisme à un récit plutôt sombre et monochrome. Le rythme est parfois un peu saccadé et la proportion d’une époque à une autre est parfois incohérente, mais les personnages sont assez forts et habilement développés pour qu’on puisse oublier certaines de ces lacunes. Vivre à 100 milles à l’heure présente une histoire captivante qui soulèvera probablement plusieurs souvenirs enfouis et discussions intéressantes. Le film sera à l’affiche à compter de ce vendredi 27 septembre. Bon visionnement!  (Photos par Pierre-Luc Daoust)

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