Written on Skin – un opéra moderne et original

Ça fait plusieurs fois que j’ai la chance d’aller voir les pièces de l’Opéra de Montréal, et je suis devenue accroc. J’avais hâte de voir l’opéra Written on Skin, de George Benjamin, une œuvre lyrique du 21e siècle.

Dirigée par la cheffe d’orchestre Nicole Paiement, et avec une distribution intéressante dont Magali Simard-Galdès et Daniel Okulitch, Written on Skin est un opéra marquant de son époque. Le magazine français Le Figaro a d’ailleurs commenté la pièce en disant « qu’on ne peut réprimer la vague impression d’avoir assisté à l’éclosion d’un chef-d’œuvre ».

Tous les éléments d’un opéra classique étaient présents, de l’orchestre infiniment talentueux aux voix puissantes et impérieuses des chanteurs, Written on Skin demeure néanmoins une œuvre contemporaine.

Dans cette pièce, on découvre Agnès, une femme obéissante et humble, qui est mariée à un riche propriétaire terrien, le Protecteur. Alors que les paysans peinent à survivre, le Protecteur décide de commander un livre enluminé, réalisé par The Boy.

Entre Agnès et The Boy, une tension sexuelle s’installe et une relation débutera. Agnès est amoureuse de l’ange, et découvre la volupté et la sensualité. Elle demandera à son Protecteur de l’embrasser et la toucher, avec des mots et des gestes provocants, mais son mari ne la comble pas. Au contraire, il l’a traite d’enfant.

La pièce finit mal, avec l’ange qui se fait tuer par le Protecteur et Agnès qui mangera à son issu son cœur…

Ce n’est pas l’opéra le plus accessible, certes, et il faut être un amateur du genre pour véritablement apprécier cette pièce plus sophistiquée. Toutefois, le visuel de la pièce est époustouflant. Les lumières, les décors et surtout les costumes sont fabuleux. D’ailleurs, c’est Philippe Dubuc qui a conçu les costumes, et c’est un exercice réussi!

J’ai assisté à la première médiatique avec mon amoureux, qui a beaucoup apprécié Written on Skin. Il a aimé les décors, le style original et les chanteurs talentueux.

Written on Skin est présenté jusqu’au 2 février à l’Opéra de Montréal.

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